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Le terme clé de la postmodernité est celui de « déconstruction », qui s’applique à tous les domaines, y compris religieux. Avec pour conséquence, le développement des nouvelles formes de religiosités - regroupées sous le terme « Nouvel Age » - correspondant à la mentalité post- ou hyper-moderne. De nos jours, la quête religieuse prend ses distances par rapport aux institutions (déconstruites), par rapport aux dogmes (déconstruits) et par rapport à la morale (déconstruite). Elle se replie donc sur la sphère privée, s’élabore selon la sensibilité du moment de chacun, à partir d’éléments empruntés aux diverses traditions disponibles. Ce bri-collage syncrétiste est expurgé de toute morale, le relativisme étant le maître mot : à chacun sa vérité, ses valeurs et son éthique. La recherche est centrée sur l’acquisition d’expériences sensibles fortes, qui sortent de l’ordinaire, et qui soient susceptibles d’un crescendo intensif pour éviter l’ennui.
Certains analystes jugent que la défection constatée au sein de l’Eglise catholique, serait due au fait qu’elle n’a pas su s’adapter à cette évolution de la quête religieuse de nos contemporains. De fait, les nouvelles religiosités se présentent sur de nombreux points en opposition franche avec la proposition de sens chrétienne. Mais la foi n’est pas l’adhésion à un système de pensée qui serait tributaire d’une époque : il est communion de vie avec la Personne du Christ Jésus, mort et ressuscité pour nous, et toujours vivant au milieu de son Eglise. Alors que les cultures évoluent, meurent et se succèdent, le Royaume qu’il a instauré par sa Résurrection ne passera pas. Aussi nous gardons les yeux fixés sur celui qui est à l’origine et au terme de notre foi : Jésus-Christ, lui qui saura la conduire à son accomplissement dans la pleine participation à la vie divine (2 P 1,4).
"De plus, je me suis aperçu que mon esprit occidental athée, voire antireligieux, acceptait plus facilement de se pencher sur ce que propose une religion si il considérait que celle-ci n’offre pas nécessairement une interprétation du monde telle qu’il est mais telle que l’humain désire qu’il soit. Sur ce plan, le bouddhisme peut dévoiler tout un pan de la psychologie humaine que l’occident ignore ou néglige.
Lorsque je me suis penché sur le bouddhisme avec ce regard pour la première fois, la pensée qui le sous-tend m’est apparue comme la plus sensée des explications des fonctionnements humains qu’il ne m’ait été donné d’approcher. Mais de façon plus surprenante, elle m’est apparue comme la continuation logique du développement de la pensée occidentale ! Ce qui est un paradoxe, la pensée bouddhiste étant apparue 2500 ans avant la pensée occidentale avec laquelle je la compare. "
Dans le bouddhisme, le Bouddha conseillait de ne pas avoir de principes car ils sont impermanentes cad un jour dépassés. Alors que dans les trois religions monothéistes, les principes sont gravés à jamais. On voit maintenant que le monde bouge,que toutes les idées qui apparaissent font place à de nouvelles et que les progrès des Sciences transforment le monde à grande vitesse.