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Je comprends fort bien que cette situation soit angoissante, et que vous envisagiez toutes les solutions possibles pour y porter remède. Je crains hélas que seule la patience pourra vous aider. Je ne crois pas en effet qu’il soit nécessaire de penser à des causes aussi dramatiques qu’un envoûtement ou une action maléfique pour expliquer le malaise profond dont fait état votre fils. Vu son âge, je devine qu’il doit être dans le « passage » étroit de l’adolescence juvénile à l’âge adulte. Et ce passage, chacun de nous doit l’effectuer seul. Il s’agit pour lui de confronter le monde idéal qu’il s’est construit au cours des étapes préalables de son évolution, au monde réel qui lui fait brutalement face. Ce passage est un véritable parcours initiatique dans lequel il doit abandonner ses anciens repères pour s’en approprier de nouveau, qui lui sont encore inconnus. Il sait que c’est le prix à payer pour pouvoir avancer ; l’alternative serait de stagner, voire de régresser vers l’étape de l’adolescence qu’il vient de quitter. Vous avez bien fait de consulter des psy : leur diagnostic rassurant confirme que votre fils n’est pas atteint d’une névrose particulière, mais traverse une des crises les plus importantes de sa vie. Vous ne pouvez pas faire grand-chose, sinon demeurer disponible, tout en accueillant aussi bien que possible ses sautes d’humeur, ses angoisses, ses hésitations. Gardez le contact ou veillez à ce qu’il ait quelqu’un en qui il a confiance avec qui il puisse parler : la parole est le chemin de guérison ; il faut qu’il puisse exprimer ses peurs, ses appréhensions, ses doutes pour pouvoir les surmonter. Evitez autant que faire se peut de manifester votre propre angoisse : cela ne ferait que confirmer la sienne. Essayez plutôt de susciter une atmosphère de confiance, qui lui signifie que le défi est à sa portée : certes la vie est difficile, mais il a tout en lui pour faire face. « Va de l’avant ! »
Bonjour,
j’ai une amie très proche dont la tante avait un problème de ce genre par rapport à un objet apporté d’Afrique. Un médium lui a évoqué la présence de cet objet (sans en avoir entendu parlé ni l’avoir vu !) et lui a demandé de s’en débarrassé. Après, il n’y a eu plus de problème (en fait c’était un problème de fausses couches à répétition).
Ensuite, il se peut aussi que les exorcistes ou les psychologues n’aient pas été assez compétents. Par exemple, avez-vous pensé à aller voir des thérapeutes en psychologie analytique ou d’autres formes de psychothérapie ?
Je pense qu’il y a de nombreuses causes possibles...
Bon courage -
Bonjour !
On oublie trop souvent dans ce genre de situation, de considérer les conditions fondamentales qui permettent de garder son équilibre psychique et qui sont tout simplement celles de l’hygiène de vie. Le corps et l’esprit sont en inter-action ; un déséquilibre de l’un entraîne un déséquilibre de l’autre : mauvaise alimentation, sédentarité et manque de sommeil, sont à considérer. Voici un cas typique d’un individu en baisse d’énergie : alimentation exclusivement fastfood, (sandwichs, pain-fromage , gateaux etc) accompagnée de coca ou d’eau avec sirops, « ballade » sur internet de 22 h à 3h du matin et lever à 11h – Carence en nutriments essentiels, manque de repos, défaut d’activité physique et d’oxygénation. Ne nous étonnons pas qu’à moment donné, on puisse se sentir en vide , l’on broie du noir et que l’on pense à l’envers ! Comment demeurer optimiste dans de telles conditions, comment maintenir en soi de bonnes décisions et s’ouvrir pleinement à la vie, aux autres et à Dieu ?
Ces trois points sont à examiner de près avant de consulter un psy !
Certes, ce passage est très difficile et on s’en sort comme on peut ... envers et contre tout !
C’est sûrement "la" première crise de croissance, la plus difficile, je ne parle pas en spécialiste, je ne peux que parler de mon vécu et de ce que j’ai pu observer autour de moi.
Ceci étant, la CMV (crise de milieu de vie) n’a rien à envier à la crise de l’adolescence, c’est ce qui m’arrive en ce moment et il y a certaines similitudes avec ce que j’ai pu expérimenter à cet âge là, avec des comportements peut-être "plus adultes" mais les mêmes états d’âme, et là, les parents ne sont plus là pour t’entourer car ils sont trop âgés, le conjoint est inexistant, les enfants aussi, les psys ont eu raison de toi avec leur dogmatisme, les prêtres ne sont pas le "Bon Dieu" et tu t’enfonces malgré ta foi, tu traînes une mélancolie sans fin ... telle celle que tu traînais lorsque tu étais ado !
Loin de moi de noircir ce tableau, Père, mais je n’ose même pas penser "aux vieux" de notre beau pays, à "la vieille" qu’inévitablement, je deviendrai .. en France, comme en témoigne ce texte issu de zenit.org :
http://imp2-g19.free.fr/horde/imp/message.php ?index=1025#97559
En conclusion, l’herbe étant plus verte ailleurs comme on le pense souvent à tort ou à raison, il me reste l’espoir ou l’illusion de passer ma vieillesse dans le pays de mes ancêtres afin d’y vieillir plus dignement ... pas sûr !
Seigneur, prends pitié de tous tes enfants en souffrance, à tous les stades les plus difficiles de leur vie, Toi qui veilles sans cesse.