Terry David John Pratchett


Terry Pratchett est l’auteur de 26 tomes à succès rassemblés sous le titre : « Les annales du Disque-monde ». Le titre fait référence à un univers de fantaisie burlesque et parodique, où l’action se déroule sur un monde plat, supporté par quatre éléphants reposant sur le dos de la tortue géante A’Tuin. Les Annales ont été vendues à plus de 10 millions d’exemplaires ; elles sont traduites en 18 langues et publiées dans plus de 25 Etats. Nous sommes loin de l’œuvre d’un Tolkien ou d’un Lewis : il s’agit d’une littérature divertissante, humoristique, dont il serait hors de propos de vouloir extraire une philosophie. L’action se déroule dans un univers de mage, sorcières, esprits en tout genre, monde franchement imaginaire, nettement distinct du nôtre, et qui ne saurait en aucune manière être confondu avec lui.

Ces ouvrages ne présentent pas en tant que tel un danger pour la foi ; à condition d’éviter une absorption excessive de ce genre littéraire. L’intelligence en effet n’a accès au réel que par l’entremise de ce que lui présente l’imagination – définie comme la faculté de représenter le monde extérieur sous forme d’images internes. Comme l’imaginaire est capable d’associer ces images pour construire une réalité interne fantaisiste, il faut éviter que le monde imaginaire ainsi constitué, ne constitue un écran qui déforme notre perception de l’histoire et du monde réels, au sein desquels se révèle le Dieu de Jésus-Christ.

4 réponses à “Terry David John Pratchett”

  1. Anonyme
    28 juillet 2006 à 11 h 48 min #

    Vous déconseillez à présent la littérature fantastique ? un danger pour la foi !!! C’est un fait que Tolkien ou Harry Potter ont détroné depuis belle lurette Jésus dans l’imaginaire des jeunes et même des moins jeunes. La foi est aussi du domaine du fantastique, il n’y a rien de rationnel dans vos croyances ! La religion est aussi du domaine de l’imaginaire, elle ne repose sur aucun fait réel, sinon ce ne serait plus de la foi ? La résurrection ou la divinité de Jésus ne sera jamais un fait, mais une croyance, donc je ne vois pas de différence avec la littérature fantastique, tous les deux sont sur le même niveau de l’irrationnel. Le fait que 800 millions de personnes croient à ce conte plutôt qu’à un autre ne change rien. L’être humain peut bien croire à ce qu’il veut. Mais allez expliquer aux enfants d’aujourd’hui que la magie n’existe pas, mais que Jésus a fait des miracles ! Quand vous condamnez le fantastique, quelque part, vous condamnez aussi la religion, et à force de condamner, vous récolterez ce que vous avez semé.

    • Père Joseph-Marie Verlinde
      28 juillet 2006 à 13 h 34 min #

      Décidément, au royaume des incultes, tous les délires sont permis ! Confondre le fantastique et la foi, je ne croyais pas qu’un jour on franchirait ce pas.
      Prétendre que la foi ne serait plus la foi si elle se fondait sur des faits réels, prouve cher Monsieur ou Madame, que vous ignorez tout de la Révélation judéo-chrétienne, qui prétend précisément interpréter les interventions de Dieu au cœur de l’histoire.
      Et comment pouvez-vous affirmer que la foi est irrationnelle alors que vingt siècles de christianisme n’ont pas réussi à épuiser le contenu rationnel de la Révélation ? Vous apprendrez que J.-P. Sartre lui-même a reconnu qu’on ne pouvait pas faire de philosophie en Occident sans avoir lui Saint Augustin.
      Enfin : où avez-vous entendu que je « condamne » le fantastique ? Respectez au moins la parole de votre interlocuteur : je me contente de mettre en garde contre un imaginaire débordant qui ferait écran à la perception du réel.
      Mais à vous lire, ma mise en garde vient trop tard : je crains que ce soit déjà ce que vous subissez…

      • Charles Vaugirard
        30 juillet 2006 à 16 h 43 min #

        Bonjour mon Père,

        Mon message ne concerne pas Pratchett.
        Les livres de mystiques (Anne Catherine Emmerick, Maria Valtorta etc.) sont très lus par les catholiques. Or je ne sais pas quoi penser de ces livres. Et cela d’autant plus qu’AC Emmerick a été béatifié, cela signifie que ce qu’elle a dit est vrai? Et je ne sais pas quel crédit apporter à ces visions. En effet elle parle de monstres, de dragons (la Tarasque avec Marie Madeleine), de Licorne ou encore elle évoque l’histoire du St Calice. C’est beau mais parfois très irrationnel.

        Qu’en pensez vous ?

        Merci

        Respectueusement

        CV

        • Père Joseph-Marie Verlinde
          30 juillet 2006 à 17 h 34 min #

          Je projette également de faire un vidéo-blog sur cette question. Sr A-C Emmerich n’a pas été béatifiée pour ses révélations privées, mais pour l’héroïcité de ses vertus. Certes sa béatification implique que ses ouvrages soient conformes « à la foi et aux mœurs » tels que les enseigne l’Eglise. Mais les écrits d’Anne-Catherine Emmerich ne sont pas « inspirés » : ce terme est réservé aux livres canoniques de l’Ancien et du Nouveau Testament. Ceux-ci suffisent à nous faire rencontrer la Personne de notre Sauveur Jésus-Christ. Toutes les « révélations privées » n’ont d’autre but que de nous renvoyer à la Révélation, en particulier néotestamentaire.
          Les méditations proposées par sr Emmerich peuvent être considérées comme des méditations personnelles, susceptibles de nous aider à mieux entrer dans la contemplation des Evangiles. Il serait vain de vouloir leur donner une valeur de vérité « objective » qu’elles ne prétendent pas avoir : d’ailleurs si vous comparez entre elles diverses révélations privées de ce type (les écrits de Maria Valtorta par exemple) vous n’aurez aucune peine à trouver des contradictions dans leurs descriptions respectives des scènes bibliques.

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